samedi 31 mai 2014

Anatonique ou abdominable?

Débauche de commentaires anatomiques pour "Welcome to New York", le dernier film d'Abel Ferrara, inspiré de l'affaire DSK, avec Gérard Depardieu dans le rôle principal. Entre autres:

- lemonde.fr 16.05.2014: "Littéralement à nu, Depardieu livre son corps de mastodonte à la caméra, son ventre immense ..."

- lejdd.fr 18.05.2014: "Gérard Depardieu n'en apparaît pas moins fou, sans filet, ventre à l'air, ..."

- courrierinternational.com 20;05.2014 citant La Repubblica: "... rien à côté du vertige de désolation produit par la scène où l'on découvre un Depardieu entièrement nu, le ventre tombant plus bas que l'aine."

Ben alors Abel, ton film avec Depardieu, un bide?

mardi 29 avril 2014

Valls: hésitation

On se perd toujours en conjectures sur les raisons qui ont poussé le Président de la République à choisir Manuel Valls comme Premier Ministre. Non pas que le personnage manque de qualités, bien au contraire, mais plus socialiste ou plus hollandais que lui, tu ne meurs pas.
Selon des milieux généralement bien informés, ce serait pour des raisons de haute volée: alors qu'il sentait bien l'on s'interrogeait à propos de sa gouvernance sur le le thème: "Y a-t-il un pilote dans l'avion", François Hollande aurait été, au cours de ses nombreux déplacements aériens ( qui se sont toujours bien passés), influencé par la consigne que l'on entend dans les postes de pilotage:

"Passez sur manuel"

Cela se défend, mais c'est quand même un peu technique pour un sujet aussi éminemment politique.

Selon d'autres sources dignes de foi, l'explication est à rechercher dans une déclaration du nouveau ministre de l'Intérieur lors de la passation de pouvoir place Beauvau: à cette occasion, Bernard Cazeneuve a dit de Manuel Valls qu'il avait:

 "incarné cette fonction (ou ce ministère) avec beaucoup de panache."

Manifestement, un brin d'exégèse s'impose. Je prends mon Larousse deux volumes et je lis:

"Panache: ornement composé de plumes, décorant jadis les casques, les chapeaux, les ciels de lit et parfois, aujourd'hui, les dais de procession, les corbillards, etc ..."

Plumes, casques, chapeaux, ciels de lit, dais de procession, c'est plutôt de l'Aquilino Morelle(1) que du Valls(2) (3). Bref, j'ai du mal à voir. Bernard aurait-il confondu?

Par contre, toujours dans le Larousse, juste après, je lis:

"Tout ce qui affecte la forme d'un panache: un panache de fumée"

Alors là, oui, peut-être une piste ...


(1) A propos duquel Paris-Match (01.11.2012) a titré: "Aquilino Morelle. Une plume et un look."
(2) On aura noté la sobriété de sa tenue à Rome, lors de la bi-canonisation où, pourtant, il représentait la France.
(3) Pour les corbillards, je ne sais pas.


dimanche 2 mars 2014

Drôles de dames, démunies, si pâles!

La campagne des municipales? Bof! Un peu ramolo tout çà. Regardez à Paris. Deux femmes en présence, on aurait pensé que ça sortirait de l'ordinaire. Des clous!
Anne Hidalgo fait les marchés, gentiment. Et quoi d'autre? C'est bien la question ...
NKM prend le métro: elle devrait connaître le prix du billet, maintenant ... Bon, il paraît qu'il y a quelque temps ( Figaro.fr 28.07.2013), elle a cru faire un scoop en déclarant à NBC:

"Je suis une tueuse!"

Hou là là ... ! Ceci étant, on n'a pas encore pu voir si son poignard était signé "Hermès" comme ses bottes, ou "Dior" ou "Chanel" ... Voila qui ne fait pas "toutes griffes dehors". Pas de quoi terroriser un loulou de Poméranie ou un bichon maltais.

Il y en avait pourtant un qui semblait avoir essayé dès le départ de mettre un peu d'ambiance et de tonus dans la confrontation, c'est Claude Goasguen le député-maire du 16ème, en déclarant (18.03.2013):

"Anne Hidalgo est une apparatchik!"

D'abord, on s'est demandé ce qu'un gars au nom breton voulait bien dire en qualifiant ainsi une femme au nom espagnol avec un vocable soviéto-russe ... Après enquête, il est apparu que, lui, est né à Toulon, ce qui fait plus méditerranéen que breton et que, elle, est née à ... Cadix! Dès lors, tout s'explique: la citation a été mal reproduite et tronquée. C'est beaucoup moins méchant que ça en avait l'air de prime abord. En réalité, Claude Goasguen a dit:

" Anne Hidalgo est thunes, apparat, tchic a tchic a tchic aïe aïe aïe"

Il s'est tout simplement pris pour Raymond Vinci, Francis Lopez et Luis Mariano (1) réunis!

Bien entendu, ne pas en conclure hâtivement que les élus UMP de Paris sont des politiciens d'opérette!

(1) La perspective du centenaire de la naissance sans doute ...



mercredi 19 février 2014

Ouille! ou Terril en la demeure!

Titre dans "Les Echos" aujourd'hui:

"Greenpeace dépose 5 tonnes de charbon devant l'Elysée avant le conseil franco-allemand"

Le message serait que l'organisation écologique réclame une "vraie transition énergétique dans les deux pays.
Voilà une explication bien faible et partielle. En réalité, il s'agit d'un coup monté par Cécile Duflot et Lagardère pour signifier à François Hollande que, même s'il en a fait des tonnes aux Etats-Unis tout récemment, s'il ne va pas davantage au charbon, le charbon ira à lui.

lundi 10 février 2014

Astro

Avant que la planète ne devienne un one-Sotchi-show, on nous a répété à satiété que la Chine venait d'entrer dans l'année du cheval. Bon, voilà qui est très pittoresque, mais cela ne saurait constituer toute l'actualité astrologique: depuis plusieurs années, déjà, la France est placée sous le signe du scooter.
C'est d'abord l'épadant Jean Sarkozy, fils du président d'alors, qui a eu maille à partir avec un propriétaire de BMW l'accusant d'avoir embouti l'arrière de celle-ci avec son scooter place de la Concorde. Ensuite, c'est notre gloire cinématographique, Gérard Depardieu, devenu prince de Mordovie, qui a réalisé un exploit similaire, toujours à Paris et avec son scooter. Puis c'est François Fillon, ancien collaborateur du père de Jean, qui, à Capri (c'est fin!), s'est fracturé une cheville (pas vraiment le pied!), cette fois tout seul, mais toujours en scooter.
Et, chacun le sait, comme les héros d'Alexandre Dumas, nos trois mouscouters sont en réalité quatre: le quatrième vient de nous faire une petite virée parisienne - toujours en scooter - qui a particulièrement égayé, non seulement la France entière, mais toute la planète. Magistral mage astral au 7ème ciel!

mardi 17 décembre 2013

TribUMP

Le rapport sur la "Refondation d'une politique d'intégration" qui vient d'être remis au Premier ministre et diffusé publiquement, suscite de sacrées réactions. A droite et aussi à gauche.
Jean-François Copé n'a pas été le dernier à être parti vent debout contre les conclusions et propositions de ce rapport et notamment celles prônant la "valorisation de l'enseignement de l'arabe ...  en l'introduisant dans les meilleurs écoles et lycées sur tout le territoire français et proposant "l'enseignement dès le collège d'une langue africaine".
Jean-François Copé n'hésite pas à accuser François Hollande: "Monsieur le Président, je ne vous laisserai pas briser notre pacte républicain".
Derrière cette formule - sans doute excessive - se dissimule une histoire douloureuse. Jean-Fraçois Copé est en effet issu d'une communauté qui a éprouvé profondément les difficultés et souffrances de l'intégration. Cette communauté, localisée notamment à Paris, rive gauche, près du pont de la Concorde, et dans le XVème arrondissement, rue de Vaugirard, a bien évidemment sa langue propre, que Jean-François maîtrise à la perfection.
La suggestion du rapport précité de promouvoir les langues arabes et africaines, qui rejoint d'ailleurs la volonté du gouvernement de soutien aux langues régionales et minoritaires de France dont le Premier ministre s'est fait l'écho tout récemment à Rennes lors de la signature du pacte d'avenir de la Bretagne, ne peut que meurtrir cruellement Jean-François Copé, lui qui a fait le dur chemin inverse. Dans un ouvrage (1) d'une rare sincérité, il explique en effet comment il a fait le douloureux sacrifice de renoncer à la langue de sa communauté pour ne s'exprimer désormais qu'en français, la langue du pacte républicain.

(1) "Promis, j'arrête la langue de bois" de Jean- François Copé, 2006, Hachette littératures, 258 p., ISBN 2-01-235943-4, (14,0*22,5*2,0 cm) 

jeudi 12 décembre 2013

Et à part l'apartheid?


Les funérailles grandioses de Nelson Mandela ont été l'occasion de rappeler au monde entier le droit imprescriptible des peuples à disposer de dirigeants capables de disposer de ceux qui ne sont pas capables de disposer d'eux-mêmes.